DE RETOUR DE PARIS

La semaine passée, comme chaque année à la même période, nous étions à Paris avec Monsieur.

Nous étions à Paris l’an passé

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Je déteste les gens qui, face à une atrocité dans le monde, disent « ça aurait pu être moi », tellement égoïste, tellement ridicule. C’est comme si on tentait de se remettre au centre de l’attention alors que non, ce n’était pas nous.

Le 13 novembre 2015, Monsieur et moi rentrions d’un merveilleux séjour parisien. On avait vraiment profité, il faisait particulièrement beau pour un mois de novembre, pas de pluie, un beau soleil d’automne, de ceux qui donnent une vraie beauté aux monuments et au ciel. Nous devions prendre le train à la gare de Lyon et à notre arrivée sur place il venait d’y avoir une alerte à la bombe. Pour de beurre… C’est rentrés à Lausanne, autours de 22 heures que nous avons appris l’horreur qui se déroulait en direct. Comme beaucoup de monde ce soir là, nous avons alors suivi l’évolution des événements pendant des heures.

On ignore ce qui nous prend, une espèce d’entrain macabre, d’envie d’en apprendre plus, de savoir jusqu’où la monstruosité ira. Nous avons regardé des directs des heures durant pour reprendre le lendemain.

J’avais prévu d’écrire un article la semaine suivant notre arrivée et puis je ne m’en suis pas sentie le droit. Qui est-on pour s’exprimer, maladroitement forcément, sur la haine, la mort, la violence, la tristesse, les larmes, le sang, le dégoût? Comment dire quoi que ce soit d’intelligent ou d’utile alors que la barbarie n’engendre que la stupéfaction et l’hébétement?

Cette année, Paris était différente…

Nous sommes retournés à Paris en ce mois de novembre, sur les mêmes dates que chaque année (pour l’anniversaire de Monsieur qui a lieu tous les ans à la même date justement ^^). Les fouilles à l’entrée de tous les magasins (pas forcément très sérieuses), l’ambiance parfois un peu inquiète quand on est dans des lieux publics, Paris a changé.

Le 13 novembre dans les rues, des affiches rappellent le triste anniversaire. Il fait vraiment moche. L’ambiance est celle d’une fin du monde en pire – c’est à dire que les gens que tu croises évitent ton regard et on l’air d’avoir perdu un proche, sauf les touristes chinois…

… et semblable en même temps

Dans la rue Montorgueil on ne peut que constater que les terrasses sont bondées et ça fait chaud au coeur.

Cette année on aura fait la même chose que tous les ans: manger, rire, se promener, faire du shopping, manger, boire des coups (et parfois faire des trucs culturels)… moi la parano, j’aurai quand même examiné les sorties de secours de manière assez systématique.

La vie reprend ses droits.

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Fluctuat nec mergitur

 

 

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