S’ACCEPTER COMME ON EST – LE COMBAT DU QUOTIDIEN QUI PEUT CHANGER LA VIE

Sans vouloir enfoncer des portes ouvertes et répéter ce qui a déjà été dit et redit, j’aimerai partager quelques réflexions sur la beauté, la minceur, nos complexes et la place que ces préoccupations occupent dans nos vies.

Je suis complexée…

A bientôt trente ans, j’ai passé la moitié de ma vie si ce n’est même davantage à complexer sur mon physique. J’ai eu une adolescence difficile et le terme d’ « âge ingrat » était vraiment très adapté pour moi. J’étais horrible, avec des cheveux gras, une petite poitrine (que j’ai toujours d’ailleurs), une coupe de cheveux très courte (pas du tout flatteuse), les joues très roses et rondes, un léger surpoids, des lunettes vraiment pas jolies, et j’en passe… Monsieur, quand il a vu les photos de cette époque a simplement dit « Ah oui! Quand même… » (alors qu’il venait de m’assurer que je pouvais sans autre lui montrer l’objet de mon complexe, que de toute manière il me trouverait toujours belle et nianiania). Bref, sans vouloir en faire des caisses, je peux dire que cette période a été très difficile, avec la gestion d’un corps en changement et des camarades de classe pour qui se moquer de moi constituait le ciment de l’esprit de groupe. Je n’avais pas vraiment besoin d’eux pour me sentir moche, mais ils me le disaient quand même. Leur conscience les honore et si par un hasard assez extraordinaire un d’entre eux lit ces quelques lignes et se reconnaît, je veux lui dire que je le conchie et que je maudis sa famille sur huit générations (pour faire très court).

En gros au sortir de l’adolescence, je me voyais comme une énorme limace moche et informe (comme une grosse limace donc), inintéressante et qui finirait seule, sans aucun ami. Heureusement, j’ai réussi à sortir de cette spirale et tout va beaucoup mieux au jour d’aujourd’hui.

… mais au fond…

Je ne suis pas devenue mince. J’ai essayé à plusieurs reprises de perdre sérieusement du poids, pour devenir aussi mince que ces modèles qu’on nous sert au quotidien comme notre idéal ultime. Je n’y suis jamais parvenue. Parfois, je vois bien quand j’essaie un habit dans un joli magasin, que les vendeurs me regardent d’une manière un peu condescendante. Je remarque aussi que certains de mes amis aimeraient bien que je perde du poids.

… je me dis que je ne devrais pas.

Si j’y réfléchis, j’ai passé une quinzaine d’années à essayer de devenir plus mince, sans aucun résultat, ce même en mangeant très sainement, avec le « régime diabétique » que je suis depuis quelques temps (j’en parlerai plus tard car c’est très intéressant et utile). Une conclusion s’impose, même si elle est difficile à accepter: je ne serai jamais mince.

Ce n’est pas grave!

Parce que cet impératif de la maigreur n’a pas de sens. Pire, c’est une préoccupation vicieuse. Autrefois, pour représenter la beauté, on présentait une femme se regardant dans la glace, aujourd’hui on devrait montrer quelqu’un les yeux fixés sur la balance, et tant pis si cette personne a une énorme mâchoire et des jambes assez maigres pour rappeler celles d’un jeune garçon tout juste adolescent. Cette manière de faire permet à bien des gens de gagner de l’argent. Il suffit de regarder le nombre de bouquins, méthodes, magasines, recettes, trucs et astuces, crèmes, … qu’on nous vend pour maigrir, alors que pour être beau, on ne peut malheureusement pas faire grand chose.

Pire, demandez à un homme (quand il n’est pas avec le reste du cheptel) ce qu’il préfère chez une femme, physiquement. La réponse a de quoi étonner. Très peu parleront spontanément de minceur, mais ils parleront de fesses, de formes et de fesses et de formes. Si vous leur demandez quelle fille ils apprécient physiquement dans votre entourage, vous constaterez que ce ne sera jamais celle à laquelle les filles penseraient toutes, spontanément.

Et si nous étions les créateurs de nos complexes?

Il n’appartient qu’à nous de faire le chemin pour nous libérer d’un poids qui ne s’allégera jamais en dehors d’un travail personnel. Les complexes, c’est nous qui les créons, à partir de ce que nous pensons évoquer chez les autres. Nous pouvons nous libérer, nous pouvons vivre heureuse, nous nous le devons bien!

On n'a pas forcément une vision très objective de soi-même!

On n’a pas forcément une vision très objective de soi-même!

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Une réflexion sur “S’ACCEPTER COMME ON EST – LE COMBAT DU QUOTIDIEN QUI PEUT CHANGER LA VIE

  1. NeoDandy dit :

    Je suis convaincu que nos complexes représentent une peur et un reflet renvoyé par les autres. En fonction de notre sensibilité, de notre parcours, la question est prise ou non au sérieux.

    Je ne te connais pas. Je peux juste confirmer que le « régime diabétique » comme tu l’appelles, est le plus équilibré qui soit pour une vie équilibrée. (Pour y avoir été contraint dans un parcours de diabétique, tout simplement depuis 14 années. )

    Aimé par 1 personne

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